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Les implants dentaires PDF Imprimer Envoyer

Voir le schémas des implants dentaires

1 - Qu'appelle-t-on un implant dentaire ?

Il s'agit d'une racine artificielle destinée à créer, dans les mâchoires, des ancrages stables, résistants et durables, sur lesquels s'adapte une prothèse dentaire mobile ou fixe, en vue de redonner au patient la possibilité de mastiquer et une esthétique acceptable dans la vie de tous les jours. Les implants sont en titane. Ce métal est naturel et biocompatible avec le corps humain. Il a été utilisé pour traiter des centaines de milliers de patients ces 30 dernières années.

Il est admis que l'implantologie moderne a acquis ses lettres de noblesse grâce à l'équipe suédoise du Professeur Brånemark qui a apporté les bases scientifiques nécessaires et mis au point un système fiable, et ce, dès 1967.

2 - A qui s'adressent-ils ?

Tout d'abord aux patients complètement édentés : la plupart sont des patients âgés. Ils se plaignent souvent de l'instabilité de leur prothèse dans leur bouche, présentent des problèmes pour mastiquer les aliments et, de ce fait, peuvent souffrir d'une mauvaise digestion. Ils sont indiqués aussi chez les patients partiellement édentés, c'est-à-dire ceux qui n'ont perdu que quelques dents soit pour des raisons de maladies parodontales lorsque les dents n'ont plus de support osseux soit par caries soit à la suite d'un accident.

3- Qu'apportent les implants dentaires ?
Les bienfaits du traitement par implant comprennent l'esthétique, la possibilité d'accroître la mastication, d'apprécier votre nourriture et de protéger l'os des mâchoires.

4- Le traitement est-il douloureux ?
Les implants sont mis en place en douceur. On prend particulièrement soin de ne pas abîmer les tissus. La plupart des patients disent que cette intervention n'est pas plus douloureuse que les soins dentaires de routine.

5- Contre-indications à la pose d'implant ?
Bien sûr, comme dans tout acte chirurgical. En premier, un mauvais état général (maladies sanguines, cancers, diabète insulino-dépendant non équilibré, troubles psychiatriques profonds...) interdit la pose d'implant. La relation avec le médecin traitant est, dans tous les cas, nécessaire.

En second lieu, l'état de la bouche est capital : outre un brossage rigoureux des dents, les caries et les problèmes de gencive doivent être impérativement soignés avant tout acte implantaire. Ce qui importe également, c'est la quantité d'os (hauteur et largeur), sa qualité (os mou, par exemple) et les obstacles anatomiques (nerfs, vaisseaux sanguins, cavités). Avant de planter un piquet dans son jardin, ne s'assure-t-on pas de la qualité du sol et de la présence éventuelle de fils électriques ou tuyaux enfouis ?

6- Quels sont les examens préliminaires ?
Pour juger de l'état général, un bilan sanguin est pratiqué. Si l'intervention s'effectue sous anesthésie générale (rare) ou sous analgésie (plus fréquente), une consultation avec l'anesthésiste est indispensable.
Puis viennent les examens radiologiques tels que radiographie panoramique, téléradiographie, scanner ou Cone Bean.
Enfin, l'examen clinique local est pratiqué avec l'appréciation de la hauteur entre les maxillaires, la réalisation de modèles d'étude en plâtre à partir desquels le résultat esthétique final de la future prothèse sera simulé.

7- Où et comment se déroule l'intervention ?
Le lieu chirurgical doit offrir des garanties de stérilité et de sécurité pour le patient.  Dans notre exercice,  après discussion, selon votre cas, nous choisirons ensemble le lieu d'intervention :

- soit à la Polyclinique Côte Basque Sud à Saint Jean de Luz qui apporte un plateau technique (bloc opératoire) et le soutien logistique d'une équipe médicale (infirmières, médecin-anesthésiste, aide-soigantes, ...). Pour un nombre réduit d'implants à poser, l'anesthésie locale est choisie. Au-delà de trois implants, une analgésie, dite vigile ambulatoire, est conseillée : le patient est semi-conscient mais ne sent rien; il oubliera la durée de l'opération et ne gardera en mémoire aucun mauvais souvenir.

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- soit dans notre cabinet, dans un local spécialement aménagé.

Pour la chirurgie implantaire, le "Guide de prévention des infections liées aux soins en chirurgie dentaire et stomatologie" publié par le Ministère de la Santé en juillet 2006, a confirmé que la salle d'intervention spécifique n'était pas obligatoire mais recommandée. Concernant l'hygiène et l'asepsie en chirurgie dentaire, l'article 3-1 du code de déontologie des chirurgiens dentistes, issu du décret N°94-500 du 15 juin 1994, impose aux praticiens de prendre "toutes dispositions propres à éviter la transmission de quelque pathologie que ce soit".

8- Quels sont les risques d'une telle opération ?
Aucun, à condition que les contre-indications évoquées précédemment soient respectées et que les précautions d'aseptie rigoureuse soient prises pour éviter tout risque d'infection.

9- Peut-il y avoir "rejet" de l'implant ?
A proprement parler, un rejet n'existe pas. Le rejet concerne les organes implantés dans l'organisme, comme par exemple la greffe d'un cœur provenant d'une autre personne.
Parle-t-on de rejet dans la chirurgie orthopédique et plus particulièrement dans les cas de prothèse de hanche également en titane ?
Cependant, comme pour toutes les techniques médicales, les échecs sont possibles. Ils peuvent être dus soit à une infection, soit à des mauvaises conditions de forage, soit à une faible densité et qualité osseuse.
Alors, l'implant devient mobile et douloureux. Il est retiré et on attend une nouvelle cicatrisation osseuse avant de pouvoir mettre un nouvel implant.

10- Comment faire son choix parmi les différents systèmes implantaires proposés?
Le patient ne peut que s'en remettre à son praticien traitant qui aura sa propre conviction sur tel ou tel système.

11- Quelle est la "durée de vie" d'un implant ?

Aujourd'hui les cas les plus anciens dépassent les 45 ans. Une des conditions indispensables pour pérenniser le résultat est le contrôle annuel des implants.

12- La Sécurité Sociale rembourse-t-elle les implants ?
Non, les actes implantaires sont hors-nomenclature, c'est-à-dire non-remboursés par la Sécurité Sociale mais éventuellement pris en charge par une mutuelle complémentaire selon le contrat souscrit. Pensez à consulter votre Mutuelle Complémentaire ou un organisme de crédit spécialisé comme Odontolease ou bien encore votre banque. Nous vous conseillons de prendre votre décision en fonction de ce que vous pensez être le mieux pour votre santé orale et générale. Mieux vaut différer les paiements que les traitements.

13- Quel est le coût des implants ?
En fonction des éléments fournis (bilan de santé, radiographies, modèles) et de l'examen initial, un devis vous est remis. Avant de commencer les soins, il devra être signé par les 2 parties, c'est-à-dire le praticien et le patient.

14- Est-il important de prendre soin des implants lorsque le traitement est terminé ?
Oui ! L'entretien des implants permettra d'assurer le succès à long terme de votre traitement. Vous devrez maîtriser  chaque jour votre plaque bactérienne. Il est souhaitable de consulter deux fois par an pour un suivi de santé dentaire, dans le cadre de votre Prévention Dentaire Spécialisé.

Mis à jour ( Mercredi, 17 Février 2010 14:49 )