Un peu de vocabulaire

10 questions et 10 réponses

C’est le nom donné à l’ensemble des tissus de soutien de la dent comprenant la gencive qui protège l’os alvéolaire, le cément qui recouvre la racine dentaire et le ligament desmodontal qui attache la dent à l’os.

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Toutes les 6 heures, il se dépose à la surface des dents et des gencives un magma jaunâtre, la plaque dentaire , indépendamment de l’alimentation. Cette plaque, appelée également plaque bactérienne, contient des bactéries (microbes), qui croissent et se multiplient. On en dénombre plus de 400 espèces différentes dont certaines, agressives, détruisent le parodonte.

plaque dentaire

Plaque dentaire

C’est de la plaque bactérienne minéralisée sous l’effet de la salive. On en compte deux types :

  • l’un jaune au-dessus de la gencive,
  • l’autre noir sous la gencive, plus agressif pour les tissus parodontaux.

Le tartre est une calcification d’un dépôt mou microbien blanchâtre (c’est pourquoi il n’est pas visible à l’œil nu) appelé « Plaque dentaire » qui se dépose régulièrement sur les dents et les prothèses chez chacun d’entre nous. En d’autres termes, il faut d’abord que la plaque dentaire soit restée suffisamment longtemps (quelques jours) sur la surface des dents et des racines pour qu’elle puisse ensuite durcir et former le tartre.

Quelle est la couleur du tartre ?

Le tartre est d’abord blanc crayeux puis se colore en marron plus ou moins foncé à partir des composants de l’alimentation, des boissons ou du tabac. Il ne faut pas confondre le tartre avec les colorations des dents dues aux médicaments que le parodontiste peut vous prescrire (les bains de bouche à base de chlorhexidine comme le Paroex®, l’Eludril®, la Prexidine®). Ces colorations sont très facilement enlevées par polissage des dents et ne présentent aucun caractère de gravité. Elles sont le résultat de la désinfection par l’action des antiseptiques sur les bactéries qui composent la plaque dentaire.

Est-ce que tout le monde forme du tartre ?

Certaines personnes « fabriquent » de la plaque et donc du tartre en plus grande quantité et plus vite que d’autres. Cela dépend de la composition bactérienne de la plaque et de la nature de la salive.

Est-ce que le tartre revient après élimination ?

On comprend qu’une fois le tartre ôté des couronnes et des racines par le parodontiste (avec précaution pour ne pas abîmer les dents), il ne se reformera plus si la plaque dentaire est « battue de vitesse » régulièrement et rigoureusement grâce aux soins locaux prescrits par le parodontiste (brosses, brossettes, antiseptiques).

Comment élimine-t-on le tartre ?

Le parodontiste élimine la totalité du tartre qui se trouve sur les dents (surtout sur les racines et sous la gencive) afin de permettre la cicatrisation du parodonte (consolidation de l’os qui entoure vos racines et attachement de la gencive à la racine). La technique porte le nom de « Lithotritie parodontale » et peut être la plupart du temps réalisée sans acte chirurgical. Cette technique requiert un praticien et une assistante entraînés, un plateau technique spécialisé et plusieurs heures réparties en séances d’une demi-heure espacées d’un mois. Les séances de lithotritie ne sont certes pas agréables mais quasi indolores. Après les séances de lithotritie, vous pourrez retourner à vos occupations familiales et professionnelles sans aucun problème.

Pourquoi faut-il éliminer le tartre ?

A part le fait que le tartre ne soit pas esthétique, celui qui se dépose sur les dents (surtout sous la gencive) crée un environnement favorable à l’infection. Une fois l’infection stoppée par les soins locaux que nous vous avons prescrits (brossage des dents à l’aide d’antiseptiques avec ou sans recours aux antibiotiques) il est donc essentiel qu’un parodontiste spécialisé élimine le tartre parce qu’il interdit la cicatrisation du parodonte (rattachement des dents à la mâchoire). Toute notre équipe a été spécialement formée pour parvenir, dans les meilleures conditions d’hygiène et de sécurité à ce que vous gardiez vos dents.

C’est la réponse de l’organisme à une agression :

On observe 4 signes :

  • le saignement,
  • le gonflement des tissus (oedème),
  • la douleur
  • l’élévation locale de température.

Une gencive saine ne saigne donc pas au brossage.

On décrit deux types :

  • Les gingivites
  • Les parodontites

Avec comme signe principal l’inflammation de la gencive, généralement réversible. Toutes les gingivites n’évoluent pas en parodontites.

Avec la destruction des tissus parodontaux et principalement de l’os alvéolaire.

Il est actuellement admis que 10 à 15 % de la population développe une parodontite à haut potentiel de destruction, en fonction de souches bactériennes spécifiques.

Il existe donc plusieurs parodontites notamment en fonction de l’âge d’apparition.

7a- Maladies principalement bactériennes voir eparasitaires :

Les maladies parodontales sont provoquées par les bactéries (et parfois des parasites). Il s’agit donc d’une infection bactérienne.

Ces bactéries (plus précisément les produits soufrés qu’elles génèrent) sont à l’origine du phénomène de mauvaise haleine (appelée aussi halitose). 50 à 65% de la population française souffre de ce problème, et parmi eux, 60% ne s’en rendent pas compte !

La bouche est la cause de la mauvaise haleine dans 85% des cas. Il est donc important de contrôler cette plaque bactérienne à l’aide d’instruments mécaniques (brosse à dent, brossettes inter-dentaires, fil dentaire,…) parfois d’antibiotiques et d’antiseptiques locaux pour éliminer ou du moins diminuer la quantité de ces bactéries.

Certaines maladies parodontales peuvent être provoquées par de espèces non-bactériennes comme les champignons (Mycoplasma salivarium, Mycoplasma pneumoniae), des levures (Candida albicans) et des virus (herpès virus, cytomégalovirus, virus d’Epstein Barr 1).

7b- Maladies cycliques :

La maladie parodontale évolue par cycles avec des périodes d’activité intense où la destruction des tissus est importante, s’alternant avec des périodes de rémission.

L’apparition des phases actives est encore imprévisible d’où la nécessité de contrôles fréquents. Le moindre relâchement du brossage ou de la fréquence des contrôles permet à la maladie de se réinstaller.

Dans ce cas, nul n’est à l’abri d’une récidive.

Dans votre bouche, différents systèmes immunitaires entrent en action. Ce sont principalement les globules blancs neutrophiles qui détruisent et digèrent les bactéries agressives. Un petit problème immunitaire et héréditaire est à l’origine du « manque d’appétit » de ces globules blancs.

La sensibilité face aux affections parodontales n’est donc pas identique pour chaque individu.

Votre organisme ne fait pas face aux microbes et c’est la raison pour laquelle vous êtes malade.

Dans votre bouche, différents systèmes immunitaires entrent en action.

Ce sont principalement les globules blancs neutrophiles qui détruisent et digèrent les bactéries agressives.

Un petit problème immunitaire et héréditaire est à l’origine du « manque d’appétit » de ces globules blancs.

La sensibilité face aux affections parodontales n’est donc pas identique pour chaque individu.

Votre organisme ne fait pas face aux microbes et c’est la raison pour laquelle vous êtes malade.

Quand, comment, pourquoi ?

En fonction de votre diagnostic, et donc, pas systématiquement dans tous les cas, la chirurgie fait suite au traitement initial lorsque l’inflammation n’est pas totalement maîtrisée et qu’il persiste des poches parodontales. Elle est souvent associée à une antibiothérapie.

Entrent dans la chirurgie parodontale, les greffes osseuses ou de matériaux synthétiques visant à réparer les pertes de substances, ainsi que les techniques de régénération parodontale permettant de reconstruire les tissus perdus au cours de la pathologie.

Il faut bien admettre qu’en 2004, les chirurgies parodontales sont de moins en moins indiquées, les techniques de désinfection buccale (parodontie médicale) s’avérant souvent suffisantes.

Si vous désirez des informations complémentaires et poser des questions, contactez le Docteur Paul Lazaro.